Un forage, notre projet

Forage Etat Burkinabé

Forage Etat Burkinabé

Forage Arabie Saoudite

Forage Arabie Saoudite

Deux forages existent  à Tia, pour une population d’environ mille personnes; le premier financé par l’état Burkinabé, le second par l’Arabie saoudite. Ils sont tous les deux anciens et fonctionnent parfois avec lenteur et irrégularité.

L’habitat dispersé du village (voir les photos) fait que la corvée d’eau impose à chaque famille d’y passer plusieurs heures par jour. Cette charge incombe souvent aux femmes, aux enfants et surtout aux jeunes filles. C’est un temps qui ne permet pas le travail scolaire pour les enfants, qui entraîne le développement des germes pathologiques et des maladies transmissibles, (lire l’article – la problématique de l’eau au Burkina Faso), et entrave la vie quotidienne des familles. Pouvons-nous encore imaginer l’absence d’eau potable dans nos maisons, de robinet dans notre quotidien ?

Le troisième forage, qui sera financé par l’Association pour Tia,  permettra d’améliorer l’accès à l’eau potable pour tous les villageois (es) et de développer l’activité agricole et maraîchère. Il faut savoir que la saison des pluies est très intense au Burkina, rendant la vie difficile, les transports peu pratiques, et augmentant de manière significative la situation sanitaire très pathogène (humidité + chaleur).

L’agriculture se pratique pendant cette saison (juin à septembre), et fournie l’essentielle des ressources (Sorgho, millet, riz, maïs, patates douces,…) que l’on peut conserver pour l’année, et qui permet de réaliser la base de l’alimentation quotidienne.

A partir de la fin de la saison des pluies, la chaleur, le vent, le soleil, la terre ne permettent plus aucune culture, et l’activité se concentre sur l’élevage, ou les hommes partent vendre leur travail dans les villes.

La mise en œuvre de cultures maraîchères (oignons, tomates, carottes, légumes,…) et de cultures de contre-saison (riziculture) contribueront d’abord à lutter contre la famine et la malnutrition en améliorant la diversité alimentaire, et de mettre en place des activités génératrices de revenus, avec la perspective à terme de contribuer au développement économique du village de Tia, dans le respect des principes du développement durable.

Décembre 2012